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bl0g-3conomiie

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Page 1

Crise Economique 2008
Croissance Economique au XIXème siècle ( Révolution Industrielle )
Article de Presse : La retraite à 70 ans ?
Article de Presse : Le Réchauffement Climatique


Page 2

Le COurant de Pensée Libéral
Le COurant de Pensée Keynésien
Article de Presse : La relance du gouvernement Sarkozy
L'investissement
L'innovation

Page 3

Vieillissement de la population, et modification de la population active
Article de presse : La création d'emploi grâce au vieillissement.




Pour ceux qui veulent me connaitre : voilà mon blog perso ***
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#Posté le samedi 29 novembre 2008 09:50

Modifié le lundi 22 décembre 2008 02:18

..:: Crise économique 2008 ::..

Barack Obama et John Mc Cain, Octobre 2008


1 – Et l'Homme créa le "subprime"

A l'origine, un besoin simple. Des millions de ménages pauvres cherchent à acquérir un logement sans en avoir les moyens (aux USA) . Les courtiers proposent alors des crédits, qui, à première vue, semblent très alléchants. Les taux d'emprunts sont "raisonnables" pendant les premières années, mais sont ensuite amenés à augmenter. Ce sont en fait les organismes prêteurs qui fixent le taux de remboursement. Mais ce dernier point n'est pas expliqué en détail aux ménages qui souscrivent à ces crédits en masse, parfois plusieurs à la fois.

Ces prêts à taux variables, les fameux "subprimes", sont ensuite revendus à des fonds d'investissement. Les crédits sont ensuite disséqués par les financiers, et intégrés par "petits morceaux" dans des paquets financiers, qui incluent également d'autres actifs de crédits moins risqués.

Si l'on schématise, un paquet financier type ressemble à un carton d'emballage. Le contenu de ce carton, les actifs de crédits, est divisé en trois catégories. Les actifs à bas risques, qui rapportent peu mais sont très sûrs, occupent le gros du volume du carton. Viennent ensuite des crédits plus risqués, qui sont également financièrement plus intéressants. Enfin, dans le peu d'espace restant dans le carton, les ingénieurs financiers placent une petite portion de crédits à très haut risque, dont font partie les "subprimes". En fonction de la place accordée à ces produits financiers dans les paquets, les agences de notations les "étiquettent" par rapport au potentiel risque qu'ils contiennent.

Ces paquets, appelés titres, sont ensuite mis en circulation sur les marchés financiers où ils sont achetés par des banques du monde entier.

2 – L'effet papillon

A partir de fin 2006, les ménages qui avaient souscrits aux "subprimes" sont victimes de la brutale augmentation des taux d'emprunts et ne peuvent plus rembourser leurs banques.
Leurs maisons sont alors saisies pour être revendues. Mais le marché immobilier américain, rapidement inondé par la quantité de l'offre et face au peu de demandes, s'effondre.

Première conséquence : les fonds qui avaient massivement investit dans les "subprimes" se retrouvent pris au piège. En juillet 2007, deux fonds de la banque d'investissement Bear Stearns ferment.

C'est le début d'une réaction en chaîne qui va toucher des banques dans le monde entier. NorthernRock, établissement spécialisé dans le crédit immobilier au Royaume-Uni, sera nationalisé ( nationalisation : mettre sous tutelle de l'Etat ) en février 2008, faute de repreneur, après que les images des longues files d'épargnants venus retirer leur argent en catastrophe aient fait le tour du monde.

En France, BNP-Paribas est obligé de fermer plusieurs de ses fonds. La Société Générale, en plein affaire Kerviel, annonce une dépréciation de 2 milliards d'euros suite à la crise des "subprimes".

3 – Une partie de poker qui tourne mal

Pour bien saisir l'effet domino qui se propage dans les places boursières, il faut comprendre que les sommes d'argent qui sont misées chaque jour par les banques sont plus importantes que la valeur réelle de leurs actifs. Le vieil adage "on ne prête qu'aux riches" prend ici toute sa signification. Une banque qui annonce de bons résultats inspire la confiance des investisseurs, et on lui confie de l'argent. Les banques se prêtent donc de l'argent entre elles, et remettent ces sommes en circulation sur les marchés financiers.

Avec le début de la crise immobilière aux Etats-Unis, les banques, qui possèdent toutes plus ou moins de titres impliquant des "subprimes", engagent une véritable partie de poker. Chacune sait combien de titres "chauds" elle possède, mais ignore le contenu du portfolio ( portefeuille d'actions) de sa voisine. Jouant la carte de la sécurité, elles évitent de prêter à leurs consœurs, ou alors à des taux très élevés. Nombre d'établissements qui dépendent de ces prêts interbancaires se retrouvent alors fragilisés.

C'est ce phénomène qui explique comment la faillite de la banque Lehman Brothers a entraîné la chute des marchés financiers dans son sillage. A commencer par l'Allemagne, où un incroyable scandale a éclaté jeudi 18 septembre. La veille de l'annonce du dépôt de bilan de Lehman Brothers, la banque d'Etat KFW avait viré pas moins de 300 millions d'euros à l'établissement que tout le monde savait déjà condamné.

En Asie, l'affolement d'une trentaine de banques, qui avaient prêté de l'argent à Lehman Brothers, s'est répercuté sur les marchés. Au Royaume-Uni, c'est HBOS, l'une des plus grandes banques britanniques, qui a été fusionnée de force jeudi avec sa concurrente, la Lloyds TSB, avec la bénédiction du gouvernement Brown.

D'autres pays redoutent cet effet papillon. La Bourse de Moscou a préféré rester fermée jeudi, craignant d'être atteinte à son tour.

4 – L'interventionnisme face à l'ultralibéralisme

Pour faire face à cette crise, les banques centrales des différents pays n'ont que deux mesures à leur disposition.Changer leur taux directeur et/ou injecter de l'argent dans les établissements en difficulté ou aux banques qui rachètent leurs consœurs en faillite.

Lorsqu'une banque centrale baisse son taux directeur, elle baisse le taux d'emprunt de liquidités aux banques commerciales. Les établissements sont donc plus enclins à emprunter à la Banque centrale, et donc plus favorables à proposer des prêts interbancaires. C'est l'attitude que la Réserve fédérale américaine a adopté depuis début 2007. Afin d'encourager les banques à se prêter entre elles, la Fed (Reserve Fédérale Américaine dirigée par Ben Bernancke) a baissé plusieurs fois son taux directeur, passant de 5,25 % en juin 2006 à 2% en avril 2008.

Le 8 octobre, sept banques centrales dont la BCE ( Banque Centrale Européenne dirigée par Jean-Claude Trichet ) et la Fed ont frappé un grand coup en abaissant de manière simultanée et inattendue leurs taux directeurs. La baisse, concertée, est de l'ordre d'un demi-point.

Mais pour éviter de sombrer dans un chaos total, la Fed a été obligée d'aller plus loin. En moins de deux semaines, le gouvernement américain a dû nationaliser pas moins de trois géants de la finance, un comble pour une économie qui prône l'ultralibéralisme(Libéralisme : Doctrine d'un état qui choisi de ne pas intervenir dans l'économie de son pays, et de laisser le marché se réguler seul).

Le 17 mars 2008, la banque d'investissement Bear Sterns est rachetée par JPMorgan pour 236 millions de dollars, après que la Fed ait octroyé plus de 29 milliards de dollars de prêt pour sauver l'établissement de la faillite.

Le 7 septembre, Fannie Mae et Freddie Mac, deux piliers du crédit immobilier aux Etats-Unis sont sauvés grâce à un chèque de la Fed d'un montant de 200 milliards de dollars. Dix jours plus tard, c'est au tour du premier assureur américain, AIG, de se faire nationaliser à hauteur de 80%, moyennant une nouvelle injection de 85 milliards de dollars de la part du Trésor.

D'autres établissements se font racheter par des concurrents moins touchés par la crise. C'est le cas de Merill Lynch, qui, en janvier 2008, avait pourtant réussi à sauver sa peau une première fois en faisant appel à des fonds souverains. Le 15 septembre, elle se fait racheter par Bank of America pour 50 milliards de dollars.

Début octobre, le gouvernement britannique a annoncé une nationalisation partielle des huit plus grandes banques du pays, en déboursant 50 milliards de livres (65 milliards d'euros). la banque franco-belge Dexia et le banque-assureur belgo-néerlandais Fortis ont été nationalisés, la britannique Bradford & Bingley partiellement reprise par l'espagnol Santander, tandis que l'Allemagne a dû organiser pour Hypo Real Estate le plus gros plan de sauvetage de son histoire.

Outre la nationalisation totale ou partielle de certaines banques, les gouvernements et les banques centrales des grandes puissances économiques sont également intervenus directement sur les marchés financiers. Début septembre, les banques centrales américaine, européenne et japonaise ont injecté des milliards de dollars, ce qui avait alors permis une accalmie des marchés. Le plan Paulson, adopté par le Congrès américain le 3 octobre et immédiatement promulgué par George W. Bush, doit injecter 850 milliards de dollars dans l'économie pour soutenir les institutions financières en péril.

Mais nombre d'acteurs financiers voudraient des solutions à long terme et plaident pour l'instauration de nouveaux garde-fous qui puissent assainir en profondeur le système financier.

5. Quelles conséquences au quotidien ?

Première conséquence immédiate : la panique sur le marché du travail des traders et la diminution de leur considérable pouvoir d'achat. "Les choses ont changé depuis l'été dernier", témoigne Yann H., trader âgé de 26 ans, interrogé sur le site des Observateurs de FRANCE 24. "J'ai lu dans les journaux britanniques que les taxis, les restaurants de luxe et les boîtes de nuit se plaignent d'une baisse de leur chiffre d'affaires qui est directement liée aux problèmes de la City." Ce trader, qui a quitté la banque Goldman Sachs cet été, estime que "les choses vont encore empirer. Et je ne serais pas étonné que Goldman Sachs et Morgan Stanley mettent la clef sous la porte".

Le chômage ne menace pas seulement le monde de la finance. L'économiste Alessandro Giraudo, auteur de "Mythes et Légendes économiques", interrogé sur FRANCE 24, estime que la crise actuelle "va forcer les acteurs de l'économie à ralentir leur activité et à prendre moins de risques".

Les Américains risquent ainsi de devoir payer la politique interventionniste de l'administration Bush, qui a injecté des "centaines de milliards de dollars", du propre aveu du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, lors d'une déclaration vendredi 19 septembre.

Dans beaucoup de pays industrialisés en effet, le resserrement du crédit imposé par les banques aux ménages risque de restreindre la consommation. Les investissements des entreprises manquent de visibilité. Ainsi, Alain Dinin, PDG du promoteur immobilier Nexity, estimait le 10 octobre que 180 000 emplois étaient menacés de chômage dans le secteur du bâtiment en raison de la baisse de la construction dans le neuf.

La crise va jusqu'à ébranler les fondements de l'économie d'un pays tel que l'Islande, dont les caisses sont à sec. Après avoir placé deux des plus grandes banques du pays sous sa tutelle, le gouvernement islandais a fait appel à la Russie, début octobre, pour un prêt de 4 milliards d'euros.
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#Posté le samedi 29 novembre 2008 09:41

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 16:50

..:: Article de Presse : Alternatives Economiques ::..

Comme vous le savez tous , les Réforme des Retraites , et des régimes spéciaux prêtent à débat. Travailler Plus , Pour Gagner plus ? Cela est-il une réalité pour les travailleurs aujourd'hui ? L'idée ne serait-elle pas " Travailler plus lontemps, pour gagner la même chose " ?
Xavier Bertrand, ministre du travail, a recemment laissé entendre que la décision devait revenir aux travailleurs. Mais la conjoncture de crise actuelle leur laisse- t-elle vraiment le choix ?
Premièrement, avant de lire cet article , il faut savoir plusieur chose. L'impôt sur le revenu est la seconde plus grosse recette de l'Etat Français , après la Taxe sur la Valeur Ajoutée ( TVA , 19,6%). Faire cotiser les Français plus lontemps ferait donc gagner plus d'argent à L'Etat, qui , par ce biais, rembourserais mieux ses dettes et redistribuerais davantage de fonds ( RMI, RSA, aides aux logements), allant dans le sens de la nouvelle préoccupation de l'Etat pour la dimension sociale. Cependant, l'allongement de l'âge légal de la retraite ne doit pas être vu que sous cet angle. En effet, il faut également comprendre que les retraites coûtent de plus en plus cher à l'Etat, et que par cette politique , ils comptent bien économiser quelques années de redistributions de retraites ... Bonne Lecture :)






ARTICLE DE LAURENT JEANNEAU , 5 Novembre 2008 ( Alternatives économiques )

Partir à la retraite à 70 ans ? L'amendement sur l'âge du départ à la retraite voté par les députés dans la nuit du vendredi 31 octobre et validé par le Sénat le 18 novembre a soulevé nombre d'indignations. Pas toujours justifiées. Décryptage.
L'amendement sur l'âge du départ à la retraite a remis le feu aux poudres sur une question très sensible. Voté dans la nuit du vendredi 31 octobre au 1er novembre, lors de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce texte prévoit de supprimer les mises à la retraite d'office à partir de 65 ans. Ou, plus précisément, offre « la possibilité aux salariés qui le souhaitent de prolonger leur activité au-delà de 65 ans sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention auprès de leur employeur et dans la limite de cinq années ».

La retraite est-elle repoussée à 70 ans ?

Les réactions ne se sont pas fait attendre. La gauche s'est empressée de dénoncer un amendement, accusé de repousser « insidieusement » l'âge de la retraite à 70 ans. Sans préjugés des intentions plus ou moins cachées du gouvernement, ce n'est pourtant pas le cas actuellement. Bien sûr, le vote en pleine nuit d'une telle disposition peut alimenter les doutes sur les motivations de la majorité, qui semble vouloir esquiver un réel débat sur les retraites, alors que cette question est centrale pour la cohésion sociale de notre pays. Néanmoins, l'âge légal de départ à la retraite reste pour l'instant fixé à 60 ans. Un salarié ayant cotisé 160 trimestres à cet âge pourra toujours partir et bénéficier d'une pension complète. S'il n'a pas suffisamment cotisé, il pourra cesser son activité mais subira une décote. A partir de 65 ans, il reste possible de prendre sa retraite à taux plein, même sans avoir réalisé tous ses trimestres. Ces règles ne sont pas modifiées. Ce qui va changer avec cet amendement, c'est la création d'un troisième seuil dans le privé, à 70 ans, qui permettra aux salariés volontaires de continuer leur activité sans en être empêché par leur entreprise [Dans le public, il n'y aura plus de mise à la retraite d'office avant 65 ans. Mais les fonctionnaires ne pourront pas travailler au-delà.].

En réalité les adversaires les plus déterminés de cette nouvelle donne se trouvent... parmi les patrons. Au départ le gouvernement envisageait la suppression pure et simple de la mise à la retraite d'office. Cette idée a été abandonnée suite aux vives protestations du patronat qui voulait conserver la possibilité d'obliger des salariés à partir sans avoir à les licencier. Le seuil de 70 ans résulte d'un compromis avec le MEDEF. Compromis qui n'est cependant toujours pas accepté par la CGPME et l'UPA. Concrètement, donc, l'employeur serait désormais tenu d'interroger par écrit ses salariés sur leur intention de partir volontairement à la retraite. Et cela, avant qu'ils n'atteignent l'âge de 65 ans. Si les salariés préfèrent continuer à travailler, ils ne pourront pas être mis à la retraite de manière unilatérale par l'entreprise. Une procédure qui devra être répétée chaque année, jusqu'à ce que les salariés en question atteignent 70 ans.


La retraite à 70 ans, une liberté pour les salariés ?

« C'est tout simplement plus de liberté pour les Français qui veulent travailler plus », assure Frédéric Lefebvre, l'un des porte-paroles de l'UMP. Le gouvernement ne cache d'ailleurs pas que ce projet lui a été inspiré par les polémiques suscitées par le départ du professeur Luc Montagnier aux Etats-Unis et la reprise d'activité de l'entraîneur de football Guy Roux [Cette ficelle rappelle celle utilisée pour justifier la remise en cause de l'ISF : la fameuse retraitée de l'Île de Ré...]. Toutefois les chercheurs ne sont pas concernés. Ils dépendent du régime de la fonction publique, qui ne rentre pas dans le cadre de l'amendement, comme l'a confirmé le ministre du Travail Xavier Bertrand. De plus, une telle liberté est toute relative : selon la pension que l'on peut espérer toucher, on sera plus ou moins contraint de continuer à exercer une activité. Les seniors trouvant de l'intérêt dans leur activité et qui en outre bénéficient d'une forte rémunération liée à leur expérience, de conditions de travail avantageuses et d'une reconnaissance de leurs compétences par l'entreprise jouiront effectivement de la « liberté » de travailler plus, si tel est leur choix. On ne peut pas en dire autant des bénéficiaires de petites pensions, pour qui travailler plus sera souvent une nécessité pour compenser la faiblesse de leurs revenus en cas de retraite à l'image de ce qui se passe aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Un phénomène qui devrait s'aggraver à l'avenir compte tenu des modifications intervenues depuis 1993 sur le mode de calcul des retraites conjuguées à l'arrivée à l'âge de la retraite de générations qui auront connu beaucoup de carrières « à trou » du fait du chômage de masse. Les inégalités, engendrées par un système de retraite déjà peu redistributif, devraient s'aggraver[La France figure déjà parmi les plus inégalitaires pour les revenus des plus de 65 ans, selon Eurostat (voir l'article « Pauvres retraités »).].

La retraite à 70 ans augmentera-t-elle le taux d'emploi des seniors ?

C'est bien l'objectif affiché par le gouvernement : améliorer le taux d'emploi des 55-64 ans, particulièrement bas en France (37,8 %). Cette situation est l'héritage direct d'un consensus social solidement ancré depuis une trentaine d'années : face au développement du chômage, la France a favorisé le départ anticipé des plus âgés pour préserver l'emploi des plus jeunes, à grand renfort de préretraites. Dans le contexte des grandes restructurations des années 80-90, les seniors sont en effet devenus la variable d'ajustement la plus socialement acceptable. Les préretraites étant perçues comme un acquis social, personne ne trouvait rien à y redire. Aujourd'hui, la donne a changé : l'Europe s'est donné pour objectif qu'une personne âgée de 55 à 64 ans sur deux soit encore en emploi à l'horizon 2010. Pour y parvenir, depuis une dizaine d'années déjà, les pouvoirs publics ont entrepris de démanteler progressivement les dispositifs de préretraites. Peine perdue : les stratégies de contournement jouent à plein. Le chômage avec dispense de recherche d'emploi, les licenciements à l'amiable et les congés maladie longue durée ont largement pris le relais selon un phénomène de vases communicants.


L'amendement voté dans la nuit du vendredi 31 octobre au 1er novembre suffira-t-il à inverser cette tendance ? Rien n'est moins sûr. Comme l'explique Guillaume Huyez-Levrat, du Centre d'étude de l'emploi[« Le faux consensus sur l'emploi des seniors », par Guillaume Huyez-Levrat, rapport de recherche du CEE n°44, mai 2008.], l'emploi des seniors fait l'objet d'un « faux consensus » en France : « Alors que les pouvoirs publics au niveau national et européen, les confédérations syndicales de travailleurs et patronale cherchent à se mobiliser sur l'objectif du maintien en emploi des seniors et sur l'allongement des carrières, les difficultés à trouver des interlocuteurs au niveau des entreprises et des syndicats traduisent une prise en compte marginale de ce problème au niveau du terrain. » En clair, au-delà des grands discours, ce n'est toujours pas une priorité tant des entreprises que des salariés. L'un comme l'autre restent attachés au critère de l'âge pour organiser les parcours professionnels. Du point de vue des salariés, ce système a l'avantage d'assurer une progression régulière, voire automatique, des fonctions et des rémunérations selon l'ancienneté. A l'opposé, cela permet aux entreprises de renouveler leur main-d'œuvre en excluant du travail les plus âgés jugés moins productifs, tout en bénéficiant de l'accord tacite des syndicats qui y voient une « juste compensation des efforts consentis durant la vie professionnelle ». Ce consensus a la vie dure, et il ne sera pas facile de le remplacer par un autre[En utilisant par exemple comme critère pour organiser les parcours professionnels les compétences évaluées en milieu de travail.]. En témoigne les réactions de la CGPME, hostile à l'amendement du gouvernement. Il y a donc de fortes chances que les stratégies de contournement continuent par d'autres biais que les préretraites. Ainsi, la rupture conventionnelle du contrat de travail, récemment adoptée et plus simple à mettre en place qu'un licenciement économique, pourraient permettre aux entreprise de continuer à pousser leurs seniors vers la sortie.

Est-il souhaitable de travailler plus longtemps ?

Dans un contexte où l'espérance de vie augmente, il serait nécessaire de travailler plus longtemps pour assurer la pérennité de notre système de protection sociale : c'est l'argument central qui justifie, aux yeux du gouvernement, cet amendement. Ce qui nourrit d'ailleurs la crainte des syndicats de voir la durée de cotisation requise pour bénéficier d'une retraite à taux plein encore augmenter, alors qu'elle doit déjà passer à 41 ans en 2012. Un tel allongement des carrières pourrait paraître légitime s'il n'avait pas pour corollaire une baisse des pensions et était contrebalancé par une réelle prise en compte de la pénibilité du travail. Or les négociations qui ont eu lieu sur ce dernier point ont échoué. En outre, la remise en cause du dispositif « carrières longues », permettant aux salariés de plus de 56 ans qui ont commencé à travailler très tôt de partir en retraite avant 60 ans, pose un réel problème de justice sociale.

Pouvoir travailler jusqu'à 70 ans n'est pas forcément scandaleux, tant que cette démarche est volontaire. Encore faut-il s'assurer que le niveau des pensions soit suffisant pour pouvoir liquider sa retraite plus tôt si on le souhaite. Mais aussi que les travailleurs qui ont subi des conditions de travail particulièrement difficiles ou qui ont commencé à travailler très jeune puissent bénéficier d'une retraite anticipée. Car si l'allongement de l'espérance de vie peut justifier un allongement des carrières, l'écart persistant d'espérance de vie entre cadres et ouvriers[En 2003, les cadres de 35 ans avaient une espérance de vie totale supérieur de 5,7 ans à celle des ouvriers.] devrait justifier des compensations pour ces derniers.



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#Posté le samedi 29 novembre 2008 11:17

Modifié le samedi 29 novembre 2008 11:53

..:: Croissance économique au XIXème siècle ::..

Beaucoup d'historiens montrent que le progrès technique a été le facteur décisif de l'évolution des pays européens. Les premières formes de Révolution Industrielle apparaissent en Angleterre vers 1780, mais l'essor de ce pays n'est vraiment effectif qu'au début du 19ème siècle, où s'enchaînent innovations et inventions, avec notamment la Machine à Vapeur, de James Watt , vers 1782.
La Révolution Industrielle se définit comme étant le passage d'une économie à forte dominante agraire, à une économie industrielle. La société touchée par ces changements est en forte mutation, les conditions de travail vont considérablement se transformer, pour finalement laisser place à deux classes sociales qui s'opposent en tout point : les bourgeois, possédant les moyens de production (usines, fabriques, boutiques ...) et les prolétaires, qui n'ont que leur force de travail, et qui la vendent contre un salaire. Ce résultat est le fruit d'une nouvelle idéologie, connu dans le passé, mais qui obtient son essor dans le contexte économique créé par la Révolution Industrielle : il s'agit du Capitalisme. Le Capitalisme est la séparation entre le capital (usines, machines ...) et le travail. Celui qui possède l'usine n'est donc plus celui qui travaille dedans, du moins à un poste d'ouvrier. Cette idée est faite de concurrence, entre les personnes pour un même postes, ou pour les entreprises entre elles, et dont la motivation principale reste la recherche absolue du profit , en pratiquant entre autre le mécanisme de la plus value ; c'est-à-dire que l'ouvrier ne sera payé que pour une partie de ce qu'il fait, et le reste revient à l'employeur.
Le Capitalisme a deux aspects connus au cours de l'histoire. Entre le 16ème et le 18ème siècle, c'est un capitalisme commercial qui est effectif: exploitation des ressources, négoce maritime et colonial. Depuis la fin du 18ème, c'est un capitalisme industriel et financier. Il se manifeste par la division du travail ( Adam Smith ), la séparation capital/travail, et des effets de concentrations (les entreprises fusionnent), et de l'extension des inégalités.

Voyons donc comment se manifeste ces changements.

I-) ECONOMIES ET SOCIETES PRE INDUSTRIELLES

A°) L'Europe occidentale est à 80% rurale vers la fin du 18ème siècle. Les trois quarts du produit national sont réalisés dans l'agriculture. Les paysans fabriquent eux-mêmes leurs meubles et vêtements. Le domaine féodal demeure, c'est l'unité de base de la production. Il y a tout d'abord le statut de fermage, qui est un loyer fixe ; l'amélioration de la production profitera au paysan seul qui investira. Puis il y a le statut de métayage, qui est un loyer de la terre, proportionnel à la récolte ; ainsi le paysan limitera sa production pour ne pas payer trop. Les rapports féodaux médiévaux ont disparus, mais les paysans restent dépendants d'un même propriétaire qui possède les communaux. Nous verrons plus tard que la Révolution Agricole supprimera ces terres communes. Jusqu'au 18ème siècle, les techniques ancestrales dominent, on pratique l'assolement triennal (trois ans) avec le repos en jachère (parcelle de terre mis en repos une fois tout les trois ans pour laisser reposer la terre et accroître sa fertilité). L'agriculture donne des rendements faibles, nourrit mal la population paysanne (l'alimentation est à base de céréales.) D'où une fécondité forte, et une mortalité forte.
Selon l'économiste Jean-Pierre Rioux , la stagnation de l'agriculture réside en une absence de rencontre entre offre et demande, une faiblesse de la circulation des produits, et des temps de transport extrêmement longs.
Cependant, les premières formes de capitalisme se mettent en place vers 1780. Au départ, on pratique le domestic system, c'est-à-dire que les paysans fabriquent eux même leurs produits de tout les jours (meubles, vêtements, outils ... ). Puis s'est développé le putting out system. Les paysans se voyaient confier des tâches durant leur temps libres par un marchand qui les payait pour cela. Ils travaillaient à leur rythme chez eux, ce qui leur permettait d'accroître leur revenu. Enfin, la mise en place de la proto industrie au début du 19ème siècle annonce le départ d'un nouveau système de production. Les paysans se déplacent certains jours de la semaine dans de grands bâtiments afin de travailler pour un maître (drapier, manufacture ...). C'est la première marque de séparation entre le capital et le travail.

B°) Max Weber a expliqué dans son œuvre " Ethique Protestante et esprit du Capitalisme "que le capitalisme fut fortement influencé par les valeurs du protestantisme. Pour le protestant, le travail est un acte positif qui permet de s'enrichir et participer à la gloire de dieu. (À la différence des catholiques pour qui le travail est une punition). La pauvreté condamne l'homme chez les protestants, alors qu'on prône la charité chez les catholiques.
La société au sortir du Moyen-Âge reste très pieuse, et l'empreinte de la religion est présente dans la vie de tout les jours. La religion sacralise et légitime le pouvoir du souverain, c'est le premier ordre du royaume, jouissant de privilège et percevant la dîme. L'invention de l'imprimerie par Johannes Gutenberg au milieu du 15ème siècle permit de répandre le savoir, bien qui celui-ci resta réservé à une élite. Le protestantisme amène inéluctablement une révolution intellectuelle qui va de pair avec ce que nous voulons expliquer. De par l'esprit acharné au travail, en passant par la recherche absolue de savoir. Il y a de fortes inégalités d'accès au savoir selon les milieux sociaux. Les élites deviennent favorables à la liberté d'expression. « L'encyclopédie » de Diderot vulgarise le savoir, et regroupe tout les savoirs de l'époque. Ceci marque le mouvement intellectuel des Lumières ; on passe de l'obscurantisme à une société fondée sur le savoir et sur la connaissance rationnelle du fonctionnement. Les philosophes prônent la séparation des pouvoirs, les libertés individuelles, et un état de droit.

II) LES MUTATIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES AU 19ème SIECLE

Walt Whitman Rostow décrit dans son œuvre « Les étapes de la croissance économique » les étapes par lesquelles doit passer toute société. Elles sont au nombre de 5 : 1- La société traditionnelle, où, nous l'avons vu, prédomine l'agriculture, 2- Les conditions préalables du décollage, qui correspondent à une modernisation de l'agriculture et à une transformation des mentalités avec l'apparition de l'esprit d'entreprise 3- Le démarrage ( Take-off), marqué par l'apparition d'industries motrices jouant un rôle d'entraînement, 4- Marche vers la maturité, caractérisée par la diffusion à l'ensemble de la société du progrès technique et 5- L'ère de la consommation de masse.
La croissance ne suffit pas en soi à caractériser le 19ème siècle, même si elle en est une composante importante, il s'agit du passage d'une « non croissance » à une croissance à proprement dite. On obtient une rupture qualitative, avec de nouveaux moyens de production qui apparaissent ainsi que de nouveaux rapports sociaux : les travailleurs vont être subordonnés et perdront leur autonomie.

La Révolution Agricole (phase 1 et 2 de Rostow) est-elle un facteur permissif de la croissance ?

A°) Selon Alfred Soboul, « 80% de la population arrive à peine, au prix d'un labeur acharné, à se nourrir et à nourrir 20% de privilégiés, de bourgeois et artisans, d'où une faible productivité ». Les crises alimentaires sont liées aux aléas climatiques, paralysant la nation toute entière, bien qu'il n'y ait que très peu d'échanges entre les régions résultant d'une manque de transport. L'espérance de vie au début du 18ème était d'environ 25 ans. Un quart des enfants mourraient avant 1 an, et 50% de ceux qui survivaient mourraient avant 15 ans !
La Révolution Agricole passe par l'amélioration des méthodes culturales, et de la disparition de la jachère au détriment du système de travail parcellisé, celui des enclosures. Les communaux vont être divisés en parcelle par les grands propriétaires terriens. Ainsi, chacun va chercher à être le plus productif sur sa terre, ceux qui vivent de la rente foncière vont multiplier les fermages, et travailler sur leurs terres, il y aura disparition des droits collectifs (Marc Bloch « L'individualisme triomphant »).
La France est en retard sur l'Angleterre. Arthur Young, anglais libéral, décrit dans ses « Carnets de voyage en France » à quel point il est frappé par la différence de prospérité entre son pays et le nôtre, expliqués par les troubles politiques à la veille de la révolution de 1789. Ses constatations se portent sur le trop plein de jachère en France. Trop de terre sont laissées au repos et c'est pour cela que les français perdent en rapidité et en force de production. Il faut selon lui que les français apprennent à cultiver les plantes selon les saisons, de façon à mieux nourrir les hommes et le bétail. Enfin, il constate que l'Etat est trop interventionniste en France, constituant un frein au bon déroulement de la croissance économique du pays. A la suite de ça, des études agronomiques furent lancées, et le développement des premiers engrais chimiques fit son apparition au cours du 19ème siècle. Les régions vont se spécialiser dans le domaine où elles sont le plus performantes, cela n'est pas sans rappeler la théorie de David Ricardo des avantages comparatifs (céréales en Beauce, élevage en Normandie, vignes dans le Bordelais ...) mais cela n'est pas qu'un phénomène national, en effet il se trouve qu'à la même période , les historiens recensent des volontés simultanées d'autres pays de se spécialiser ( café brésilien, caoutchouc de Malaisie, viande argentine ...). Une nouvelle façon de produire et de se nourrir commence alors à apparaître. Ce début de Révolution Agricole est, pour Rostow et P. Bairoch, un préalable nécessaire à la Révolution Industrielle.

Le Mouvement des enclosures fait qu'il va y avoir trop de main-d'œuvre pour pas assez de travail. Ce que Karl Marx appelle le « sur travail » va provoquer un gigantesque exode rural. Les paysans ne trouvant plus de travail dans les campagnes vont gagner les villes afin de survivre. Et c'est ainsi que les premières bases de la Révolution Industrielle sont jetées. Ces paysans font former, toujours selon Karl Marx, une « armée industrielle de réserve ». Et, ici, le phénomène de surplus de main-d'œuvre présent dans les campagnes tend à s'inverser dans les villes ! En effet, il y a énormément de main-d'œuvre pour beaucoup de travail. Les entrepreneurs, possédant les usines et autres moyens de production, vont s'entendre afin de pratiquer la « loi d'airain des salaires », c'est-à-dire qu'ils vont faire constamment baisser les salaires des ouvriers, sous peine de les licencier, car ils savent qu'ils n'auront aucun mal à les remplacer du fait de la main-d'œuvre abondante. (Rolande Trempé « Les mineurs de Carmaux »).
Les progrès agricoles vont faire croître les revenus, qui seront épargnées et re-investis dans l'agriculture, forçant par ce biais le progrès, et la meilleure nutrition de la population. De façon à rester objectifs, nous allons également faire part des contestations de ces thèses faites par Chambers notamment. Selon lui, le système des enclosures est postérieur au départ de la Révolution Industrielle. La Révolution Agricole ne date que du milieu du 19ème siècle pour lui. L'apport fait par la Révolution Agricole reste nul à son sens et les l'explosion des rendements ne date que de 1850, bien après le départ effectif de l'ère industrielle.

Enfin, intéressons-nous au dynamisme démographique de l'époque. La croissance des hommes, consommateurs et producteur, est pour la majorité des historiens une composante à ne pas négliger dans l'histoire de la Révolution Industrielle. Il y a croissance dans une Europe jusque là ravagée par les mortalités catastrophiques. Entre 1750 et 1900, l'Europe est passée de 140 à 450 millions d'habitants, et les Etats-Unis de 1,5 (oui oui !) à 76 millions d'habitants pour la même période. Ainsi, entre 1750 et 1800, la population mondiale passe de 700 à 900 millions d'habitants.

B°) M. Levi-Leboyer explique qu'on ne doit pas imaginer que les processus d'industrialisation sont les mêmes dans chaque pays sous prétexte qu'on utilise les mêmes procédés techniques. On voit ici une vive critique du schéma de Rostow. De fortes inégalités se créent au sein même des pays qui connaissent l'industrialisation.
Avant l'ère des rails, les transports étaient assurés par la force animale ou les canaux. Les transports étaient lents, coûteux, et surtout très risqués. Le trajet Paris- Marseille était effectué en 185 heures, Liverpool- New- York en deux mois ... C'est pour cela que les industries vont tenter de résorber ce problème. En 1747, l'école nationale des Pont et Chaussées fut créée. On essaye de créer des routes nationales royales alignées permettant de gagne du temps dans les transports. Par exemple, Napoléon Bonaparte a fait construire la route d'Espagne, d'Italie, et de Mayence. Les chemins de fer et leur modernisation sont l'œuvre de Seguin en France et de Stephenson en Angleterre. La France compte 3000 Km de réseaux ferroviaire en 1850. L'agriculture peut exporter loin et ceci stimule d'autant plus la croissance des industries du fait de la demande en fer, en charbon et en bois.
On obtient alors une unification des marchés. Les fabricants au sein d'un même secteur sont en concurrence, tant est si bien que les marchants de lin et de laine on fait interdire l'importation des « indiennes » , modèle de châle anglais fait à base de coton , car cela nuisait à leur affaire ! La demande extérieure, résultant des exportations des pays, tend à exploser.

C°) En Angleterre, une série d'innovation se développe au cours du 18 et 19ème siècle. Parmi elles la Spinning Jenny, de T.Highs, permettant de filer 8 fils en mm temps. Selon Joseph Schumpeter , cela est une « grappe d'innovations techniques » qui permet un nouveau système de production. Les innovations anglaises permettent de tisser plus, plus longtemps, et d'avoir des fils plus résistants. Ainsi, on obtient l'avènement du coton. Le coton ne coûte pas cher, est robuste et est assez standard. Les demandes pour cette matière se font de plus en plus importantes et l'industrie est en mesure de répondre à ces attentes. Les effets sont multiples. Tout d'abord on obtient un mouvement de synergie sur les autres secteurs. (Effet d'entraînement : laine, métal ...), une forte création d'emploi, puis assure à l'Angleterre une demande extérieure forte et en perpétuelle croissance. Les innovations dans les autres secteur ne vont pas tarder, et amèneront la trilogie Fer Charbon Vapeur, plaque tournante de l'essor de la révolution industrielle.

III) LES TRANSFORMATIONS DU TRAVAIL

A°) La concentration géographique des travailleurs est sans précédent. La division du travail change radicalement la manière de produire. En effet, cela permet la spécialisation de chaque ouvrier, un gain de temps et une dextérité parfaite. La productivité part de ce constat fait par Adam Smith au Etats-Unis, avec l'exemple bien connu des épingles dans son œuvre « De la Richesse des Nations ». Le monde ouvrier est diversifié, il ne viennent pas forcément de la même région, et ne sont pas tous forcément qualifiés. Mais ils ont cependant les mêmes conditions précaires. Journées de plus de 15 heures, pas de pauses pour manger, amendes en cas de fautes viennent réduire un salaire constamment tiré vers le bas (loi d'airain des salaires), d'où le recours au travail des femmes et des enfants. Le manque de logement fait qu'ils s'entassent, et le manque d'hygiène corporelle et nutritive des salariés les contraint aux épidémies (choléras ...). Les enfants ont alors de graves problèmes de croissances. L'espérance de vie des ouvriers ne dépassait pas 40 ans ... (Rapport Villermé sur les travailleurs de Lille en 1865.). Il n'y a pas de durée légale du travail, si bien que les ouvriers sont exploités jusqu'à épuisement de leurs ressources physique. Il faut attendre 1814 pour que le dimanche soit décrété libre. Michèle Perrot et Louis Chevalier parle d'alcool, qui est un fléau social. Les ouvriers noient leur chagrin et oublient leur misérable condition dans l'alcool (Zola, « L'assommoir »). Pour éviter toute révolte et casser le Paris révolutionnaire, Haussmann construit de grands boulevards. La prostitution est également de mise pour rapporter de quoi survivre (Zola, « Nana »).

B°) À côté de cela, les bourgeois s'enrichissent. Des dynasties de crée et font régner leur nom dans différents secteurs (De Wendel, forge ; Mieg, textile ; Rothschild, banques...). On observe également les mariages entre les grandes familles bourgeoises (Dolfus-Mieg). Ces familles se regroupent dans les beaux quartiers, et l'endogamie sociale est de mise. On relève cependant différents cas de bourgeoisie, beaucoup travaillent (Jean Jaurès décrit la classe bourgeoise comme une classe active qui travaille), alors que d'autres sont rentier et reste dans l'oisiveté. Il y a de fort écart de fortune, allant de 1 à 280 entre la même classe bourgeoise. C'est pour cela qu'A. Daumart distingue différentes couches de bourgeoisie. Elle reconnaît le Grande Bourgeoisie (Rothschild, Schneider ...), les notables (médecins, chef d'entreprise, hommes de lois, ingénieurs ...), la bourgeoisie moyenne (enseignant, artisans ...) et la bourgeoisie populaire (petite boutique). Appartenir à la première de ces énumérations nous distingue que très peu de l'aristocratie, et l'identification est forte. Les bourgeois ont un rôle politique en plus de leur rôle social et commercial. A Lille en 1830, le maire du village était choisi parmi les hommes d'affaires de la ville. Eux tiennent à se distinguer : aménagement intérieur, beaux habits, sport ...

Bonne lecture :)

Si vous voulez des précisions sur quelques points, ou savoir la suite (l'évolution et la question sociale des ouvriers) n'hésitez surtout pas ;)




Bibliographie

" La révolution Industrielle" J-P RIOUX
" De la richesse des Nations" ADAM SMITH
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#Posté le dimanche 30 novembre 2008 10:28

Modifié le lundi 01 décembre 2008 09:55

..:: Article de Presse : Le Rechauffement Climatique ::..

Les Grandes Etapes de la lutte contre le Réchauffement Climatique


Rappel

POZNAN (Pologne), 1er décembre (Xinhua) -- La 14e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 14) a commencé lundi à Poznan ses travaux de 12 jours pour faire avancer les négociations en vue de conclure un accord à la réunion de Copenhague l'année prochaine pour remplacer l'actuel protocole de Kyoto qui expirera en 2012.

Voici Les grands événements de la lutte contre le réchauffement climatique :

- 1988: le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a été créé par l'Organisation météorologique mondiale et le Programme pour l'environnement des Nations unies;

- 1990: le GIEC publie son premier rapport dans lequel il confirme que l'être humain est responsable de l'accroissement de l'effet de serre causant le réchauffement climatique;

- 1992: la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée à Rio, dans le cadre de laquelle les 192 Etats parties aujourd'hui signataires se déclarent résolus à préserver le système climatique pour les générations présentes et futures;

- 1997: adoption du Protocole de Kyoto, qui est entré en vigueur en février 2005. Il impose aux 37 Etats industrialisés et à l'Union européenne des objectifs de réductions d'émissions des six principaux gaz à effet de serre (GES) (CO2, méthane, protoxyde d'azote et trois gaz fluorés) sur la période 2008-2012. Le Protocole a été ratifié à ce jour par 183 Etats.

- 2001: les Etats-Unis rejettent le Protocole de Kyoto en estimant qu'il est trop coûteux pour leur économie. Ils sont aujourd'hui le seul pays industrialisé à n'avoir pas ratifié le Protocole.

- 2007: le GIEC publie son 4e rapport, dans lequel il prévoit une augmentation probable de +1,8 à +4°C d'ici 2100 par rapport à 1990 et confirme que l'être humain est responsable de cette augmentation.

- 2007: la Feuille de route de Bali a été adoptée par les parties signataires de la CCNUCC, lançant ainsi les négociations sur un accord global sur les changements climatiques destiné à étendre les engagements du Protocole de Kyoto au-delà de 2012 , tout en détaillant un calendrier pour ces négociations avec la promesse d'une conclusion d'ici à 2009.


L'objet de l'article qui suit concerne la réunion en Pologne du 1er Décembre 2008

Les pays émergents veulent voir les riches payer pour le climat

POZNAN, Pologne - Les pays en développement ont invité mardi les pays riches à leur donner rapidement des moyens financiers pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver les forêts tropicales.
La conférence de Poznan (Pologne) sur l'évolution du climat, qui s'est ouverte lundi, réunit jusqu'au 12 décembre 10.700 délégués du monde entier représentant 186 pays et des ONG.

De l'avis d'Yvo de Boer, directeur du secrétariat des Nations unies au changement climatique, cette conférence s'est bien engagée.

"Je suis heureux de voir où nous en sommes", a-t-il dit aux délégués à la réunion, qui se tient à mi-chemin dans les négociations censées s'achever fin 2009 par la conférence de Copenhague et destinées à trouver un traité remplaçant le protocole de Kyoto, lequel expire en 2012.

L'attention se tourne vers les moyens de recueillir des fonds car les pays en développement disent avoir besoin de financements plus élevés pour combattre un réchauffement tenu responsable de l'augmentation des catastrophes climatiques, des sécheresses aux inondations en passant par les cyclones.

"Je pense qu'il est vraiment important, notamment dans le contexte actuel de crise financière, de voir de quelle façon nous pouvons élaborer à Copenhague un accord qui exposera clairement d'où viendront les financements", a expliqué de Boer.

Plusieurs pays situés dans la zone des forêts tropicales, comme la République démocratique du Congo (RDC), la Papouasie-Nouvelle Guinée ou le Surinam, estiment qu'il revient aux pays riches de les aider à protéger leurs forêts.

Les arbres absorbent par photosynthèse des gaz à effet de serre lorsqu'ils croissent, mais en dégagent lorsqu'ils sont abattus ou brûlés.

Leur destruction par incendie représente un cinquième du réchauffement climatique dû aux activités humaines. De ce fait, les gouvernements sont convenus que l'objectif de ralentir la déforestation devrait être pris en compte dans le cadre d'un accord en 2009.

BANDEROLE DE GREENPEACE

"Il faut comprendre de quelle manière on peut mettre en place des flux financiers programmables, suffisants et durables, pour protéger les forêts", a déclaré Kevin Conrad, un représentant de Papouasie, en soulignant que nombre de pays souhaitaient des mesures rapides en ce sens.

Pour Li Yan, de Greenpeace Chine, "la réunion de Poznan doit faire très clairement comprendre que les pays développés sont disposés à fournir un financement suffisant et rapide aux pays du Sud".

L'ONG Oxfam a proposé mardi que les pays riches versent chaque année 50 milliards de dollars, à partir de 2013, au titre des droits à émettre des gaz à effet de serre. Cet argent aiderait les pays les plus pauvres à faire face à un réchauffement climatique dont ils observent d'ores et déjà les effets chez eux.

Nombreux sont les pays "émergents" qui doivent d'un côté maintenir leur croissance économique, sur fond de crise financière internationale, tout en participant à un mouvement mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon Ivo de Boer, il importe d'aller plus vite en besogne désormais et les pays riches doivent montrer l'exemple en réduisant fortement leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mardi en tout début de journée, onze militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont escaladé une cheminée de 150 mètres de haut, à la centrale thermique de Patnow, pour déployer au sommet une banderole frappée du slogan : "Finissons-en avec le charbon, sauvons le climat!"



Source: L'Express du 02 Décembre 2008


Question : Les Pays Riches, gros producteurs, mais pas seuls pollueurs, doivent-ils payer seuls ?


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#Posté le mardi 02 décembre 2008 10:30

Modifié le mardi 02 décembre 2008 13:55

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